CapacitéTransport

🚐 Branche transport léger de 3,5 t au plus : VUL, formation obligatoire, dernier kilomètre

Un régime distinct

Pour les véhicules n'excédant pas 3,5 t de poids maximal autorisé en transport national, l'exigence de capacité professionnelle est satisfaite par l'attestation de capacité professionnelle en transport routier léger de marchandises (art. R3211-40 du code des transports). Elle s'obtient par examen à l'issue d'une formation obligatoire, par équivalence de diplôme, ou après deux années de direction continue d'une entreprise de transport.

La formation obligatoire et l'examen

L'arrêté du 2 août 2024 (JO du 18 août 2024) fixe les modalités : la formation, examen compris, dure 105 heures en marchandises et 140 heures en personnes. Elle est dispensée par un centre agréé, l'agrément étant délivré dans un délai de trois mois à compter du dépôt d'un dossier complet. L'examen comporte un QCM de 50 questions à 2 points, soit 100 points, et une épreuve à réponses rédigées de 100 points. Sa durée totale est de trois heures en marchandises et de quatre heures en personnes. Sont reçus les candidats ayant obtenu au moins 120 points sur 200, sous réserve d'au moins 50 points au QCM et 40 points à l'épreuve rédigée. Le candidat qui échoue peut repasser l'examen deux fois, dans le centre de son choix, dans un délai de deux ans à compter de l'achèvement de la formation. Le jury ne peut comprendre de membres ayant pris part à la formation des stagiaires.

Ce que la censure du Conseil d'État a déplacé

Par une décision n° 502496 du 28 octobre 2025 (société MCM Academy), le Conseil d'État a annulé cet arrêté en tant qu'il n'a pas différé de deux mois son entrée en vigueur, faute de mesures transitoires ; le surplus des conclusions a été rejeté. L'annulation ne porte donc ni sur la durée des formations, ni sur le format de l'examen, ni sur le seuil de réussite, mais sur la date à laquelle les obligations nouvelles pesant sur les centres de formation, notamment la part minimale de face-à-face pédagogique en formation à distance, sont devenues opposables.

Capacité financière et titres

Pour un parc de véhicules légers, la capacité financière est de 1 800 € pour le premier véhicule et 900 € par véhicule suivant (art. R3211-32). L'entreprise inscrite au registre reçoit une licence de transport intérieur, dont une copie certifiée conforme numérotée doit se trouver à bord de chaque véhicule.

Exploitation du dernier kilomètre

Le transport léger vit de la messagerie, de l'express et de la livraison urbaine : tournées à arrêts multiples, contraintes de créneaux, zones à faibles émissions, sous-traitance en cascade. Les véhicules utilitaires légers sont hors du champ du règlement (CE) n° 561/2006 pour les temps de conduite, mais restent soumis au droit du travail français, à la convention collective des transports routiers et aux règles de sécurité et de chargement.

Faites le test gratuit · banque complète et examens blancs avec l'abonnement

Questions d'exemple (35)

1. Quels véhicules relèvent du transport routier léger de marchandises ?

  1. Les véhicules dont le poids total autorisé en charge n'excède pas sept tonnes et demie, remorque comprise
  2. Les véhicules dont le poids total autorisé en charge n'excède pas 3,5 tonnes
  3. Les véhicules dont la charge utile n'excède pas 3,5 tonnes
  4. Les véhicules à deux essieux seulement, quel que soit leur poids total autorisé en charge

Le seuil de 3,5 t de poids total autorisé en charge sépare le transport léger du transport lourd : il commande l'attestation de capacité, la capacité financière et le champ de la réglementation sociale européenne.

2. Quelle attestation permet de diriger une entreprise n'exploitant que des véhicules de 3,5 tonnes au plus ?

  1. L'attestation de capacité professionnelle en transport routier léger de marchandises
  2. L'attestation de capacité professionnelle en transport routier de marchandises, valable pour tous les poids
  3. L'attestation de capacité professionnelle de commissionnaire de transport
  4. L'attestation de capacité professionnelle en transport routier léger de personnes, délivrée après 140 heures

L'art. R3211-40 du code des transports institue une attestation propre au transport léger de marchandises, dont le programme et l'examen sont distincts de ceux du transport lourd.

3. Une entreprise titulaire de l'attestation légère achète un porteur de 12 tonnes. Que doit-elle faire ?

  1. Obtenir l'attestation de capacité en transport routier de marchandises avant d'exploiter ce véhicule
  2. Déclarer simplement le véhicule au registre, l'attestation légère couvrant tous les véhicules
  3. Solliciter une extension de son attestation légère auprès du préfet de région
  4. Faire conduire le véhicule par un salarié titulaire de l'attestation lourde

L'attestation légère ne couvre que les véhicules n'excédant pas 3,5 t : l'exploitation d'un véhicule lourd suppose l'attestation complète et une capacité financière de 9 000 euros pour le premier véhicule.

4. Quelle formation prépare à l'attestation de capacité en transport routier léger de marchandises ?

  1. Une formation de 7 heures sanctionnée par un examen national
  2. Une formation de 140 heures suivie en centre agréé
  3. Une formation de 35 heures renouvelée tous les cinq ans
  4. Une formation de 105 heures suivie en centre agréé

La voie de la formation du transport léger de marchandises passe par un stage de 105 heures en organisme agréé, sanctionné par un examen à l'issue de la session.

5. Quelle est la durée de la formation préparant au transport routier léger de personnes ?

  1. 70 heures réparties sur deux sessions
  2. 105 heures, comme pour le transport léger de marchandises
  3. 140 heures de formation préparatoire
  4. 35 heures, comme la formation continue des conducteurs

Le transport léger de personnes exige une formation plus longue que le transport léger de marchandises, en raison des obligations propres au transport de voyageurs.

6. Quelle durée d'expérience de direction ouvre l'accès à l'attestation légère de marchandises ?

  1. Cinq années de direction continue d'une entreprise de transport public routier de marchandises
  2. Deux ans de direction continue d'une entreprise de transport
  3. Dix ans de direction continue avant le 4 décembre 2009
  4. Trois années d'exercice comme conducteur salarié dans une entreprise inscrite au registre

L'art. R3211-40 du code des transports admet l'accès par l'expérience : deux années de direction continue d'une entreprise de transport, contre dix ans avant 2009 pour l'attestation lourde.

7. Quelle capacité financière une entreprise exploitant un seul véhicule de 3,5 tonnes doit-elle justifier ?

  1. 1 800 euros
  2. 900 euros
  3. 9 000 euros
  4. 5 000 euros

L'art. R3211-32 du code des transports fixe la capacité financière à 1 800 euros pour le premier véhicule n'excédant pas 3,5 t, puis 900 euros par véhicule supplémentaire.

8. Quelle capacité financière une entreprise exploitant cinq véhicules de 3,5 tonnes doit-elle justifier ?

  1. 9 000 euros
  2. 5 400 euros
  3. 4 500 euros
  4. 1 800 euros

Le calcul retient 1 800 euros pour le premier véhicule puis 900 euros pour chacun des quatre suivants : 1 800 + 3 600 = 5 400 euros (art. R3211-32 du code des transports).

9. Une entreprise passe de trois à huit véhicules légers. De combien sa capacité financière augmente-t-elle ?

  1. 9 000 euros
  2. 4 500 euros
  3. 3 600 euros
  4. 5 400 euros

Chacun des cinq véhicules supplémentaires appelle 900 euros : l'augmentation est de 5 × 900 = 4 500 euros, la capacité passant de 3 600 à 8 100 euros.

10. Quel titre d'exploitation reçoit une entreprise de transport léger opérant en national ?

  1. Une autorisation préfectorale de transport léger, distincte des licences de transport de marchandises
  2. Une licence communautaire, seul titre délivré depuis l'extension du paquet mobilité aux véhicules légers
  3. Une licence de transport intérieur
  4. Une carte professionnelle de transporteur

La licence de transport intérieur couvre les transports effectués sur le seul territoire national avec des véhicules n'excédant pas 3,5 t (art. R3211-26 du code des transports).

11. Depuis quelle date les véhicules de plus de 2,5 tonnes affectés au transport international relèvent-ils du règlement (CE) n° 1071/2009 ?

  1. Le 1er juillet 2026
  2. Le 21 mai 2022
  3. Le 4 décembre 2009
  4. Le 21 février 2022

Le règlement (UE) 2020/1055 a étendu l'accès à la profession aux véhicules de plus de 2,5 t affectés au transport international à compter du 21 mai 2022, avec licence communautaire et capacité financière.

12. Depuis quelle date les véhicules de plus de 2,5 tonnes en transport international sont-ils soumis aux temps de conduite et au tachygraphe ?

  1. Le 21 février 2022
  2. Le 21 mai 2022
  3. Le 1er juillet 2026
  4. Le 1er janvier 2025

Le règlement (UE) 2020/1054 a différé au 1er juillet 2026 l'application du règlement (CE) n° 561/2006 et de l'obligation d'appareil de contrôle aux véhicules de plus de 2,5 t en transport international.

13. Un véhicule de 3,5 tonnes effectue des livraisons uniquement en France. Relève-t-il du règlement (CE) n° 561/2006 ?

  1. Non, le seuil de 3,5 tonnes n'étant pas dépassé et l'activité restant nationale
  2. Oui, tout véhicule de transport public de marchandises y étant soumis
  3. Oui, depuis l'extension du 21 mai 2022 aux véhicules de plus de 2,5 tonnes
  4. Non, mais le conducteur doit néanmoins détenir une carte de conducteur

Le règlement (CE) n° 561/2006 vise les véhicules de plus de 3,5 t et, depuis le 1er juillet 2026, ceux de plus de 2,5 t en transport international : une activité nationale sous ce seuil en reste exclue.

14. Quelles règles de durée du travail s'appliquent alors au conducteur de véhicule léger ?

  1. Celles du règlement (CE) n° 561/2006, appliquées par analogie aux véhicules n'excédant pas 3,5 tonnes
  2. Aucune : l'activité échappe à toute réglementation de la durée du travail faute de texte applicable
  3. Celles du code du travail et de la convention collective des transports routiers
  4. Celles du règlement (UE) n° 165/2014 relatif à l'appareil de contrôle

À défaut de réglementation sociale européenne, le droit interne s'applique pleinement : durées maximales, repos, pauses et durées équivalentes fixées par la convention collective nationale.

15. Quel permis suffit à conduire un véhicule utilitaire de 3,5 tonnes ?

  1. Le permis C, quel que soit le poids du véhicule utilitaire
  2. Le permis C1, dès lors que le véhicule est affecté au transport public routier de marchandises
  3. Le permis B pour un véhicule utilitaire de 3,5 tonnes
  4. Le permis BE, dès lors que le véhicule est carrossé en fourgon fermé et non en plateau

Le permis B couvre les véhicules dont le poids total autorisé n'excède pas 3,5 t ; au-delà, la catégorie C1 puis la catégorie C deviennent nécessaires (art. R221-4 du code de la route).

16. Un véhicule de 3,5 tonnes tracte une remorque de 800 kilogrammes. Quel titre faut-il ?

  1. La catégorie C1E, l'ensemble dépassant trois tonnes et demie
  2. Le permis B seul, la remorque étant inférieure à une tonne
  3. La formation B96 si l'ensemble n'excède pas 4 250 kilogrammes, sinon la catégorie BE
  4. La catégorie CE, dès qu'une remorque de plus de 750 kilogrammes est attelée

Au-delà de 750 kg de remorque, l'art. R221-4 du code de la route impose la formation complémentaire de sept heures jusqu'à 4 250 kg d'ensemble, puis la catégorie BE.

17. Quelle dérogation existe pour certains véhicules utilitaires à énergie alternative ?

  1. Ils sont dispensés du contrôle technique périodique pendant les six premières années d'exploitation
  2. Leur poids total autorisé peut être dépassé de deux tonnes sans autorisation de transport exceptionnel
  3. Leur conduite sous permis B est admise jusqu'à 4 250 kilogrammes, sous conditions
  4. Ils échappent à l'obligation d'inscription au registre des transporteurs

Une dérogation permet de conduire sous permis B certains véhicules utilitaires à énergie alternative dont le poids total n'excède pas 4 250 kg, le surpoids provenant des batteries.

18. Un conducteur de véhicule utilitaire léger doit-il détenir une carte de qualification de conducteur ?

  1. Oui, depuis l'extension du paquet mobilité aux véhicules de plus de deux tonnes et demie
  2. Oui, comme tout conducteur affecté au transport public routier de marchandises pour compte d'autrui
  3. Non, l'obligation de qualification vise les véhicules de plus de 3,5 tonnes
  4. Non, sauf lorsqu'il effectue des transports internationaux

La directive 2003/59/CE, transposée aux art. R3314-1 et suivants du code des transports, vise les conducteurs de véhicules exigeant les catégories C ou D : le permis B en reste hors champ.

19. À quelle périodicité un véhicule utilitaire léger est-il soumis au contrôle technique ?

  1. Tous les ans, comme les véhicules de plus de 3,5 tonnes
  2. Première visite à quatre ans, puis tous les deux ans
  3. Tous les six mois, comme les véhicules de transport en commun
  4. Première visite à deux ans, puis tous les ans

Les camionnettes n'excédant pas 3,5 t suivent le régime des véhicules légers : première visite dans les quatre ans suivant la mise en circulation, puis tous les deux ans.

20. Une entreprise de transport léger doit-elle s'inscrire au registre des transporteurs ?

  1. Non : l'inscription au registre ne vise que les entreprises exploitant des véhicules de plus de 3,5 tonnes
  2. Oui, comme toute entreprise de transport public routier de marchandises
  3. Non : une simple déclaration adressée à la préfecture du siège suffit pour les véhicules légers
  4. Oui, mais uniquement au-delà de cinq véhicules exploités

Le transport public routier de marchandises suppose l'inscription au registre quelle que soit la taille des véhicules : c'est le caractère public de l'activité, non le poids, qui déclenche l'obligation.

21. Qui doit détenir l'attestation de capacité dans une entreprise de transport léger ?

  1. Le gestionnaire de transport, qui dirige effectivement et en permanence l'activité
  2. Chacun des conducteurs employés par l'entreprise et affectés au transport public de marchandises
  3. Le seul représentant légal, à l'exclusion de toute autre personne
  4. Le comptable chargé d'établir les comptes annuels et de justifier la capacité financière

L'exigence de capacité professionnelle repose sur le gestionnaire de transport au sens de l'art. 4 du règlement (CE) n° 1071/2009, quelle que soit la taille des véhicules exploités.

22. L'honorabilité est-elle exigée dans le transport léger ?

  1. Oui, mais seulement pour les entreprises de plus de dix salariés
  2. Non, cette exigence ne visant que les véhicules de plus de 3,5 tonnes
  3. Oui, dans les mêmes conditions que dans le transport lourd
  4. Non, l'inscription ne dépendant que de la capacité financière

Les quatre exigences du règlement (CE) n° 1071/2009 s'appliquent quelle que soit la taille des véhicules : établissement, honorabilité, capacité financière et capacité professionnelle.

23. Un coursier indépendant transporte des colis pour le compte d'entreprises. Doit-il être inscrit au registre ?

  1. Oui, dès lors qu'il utilise un véhicule à moteur pour un transport public de marchandises
  2. Non : le statut d'entrepreneur individuel dispense de l'inscription au registre des transporteurs
  3. Non, si son chiffre d'affaires reste inférieur au seuil de la franchise en base de taxe
  4. Oui, mais seulement s'il utilise un véhicule de plus de deux tonnes et demie

Le régime fiscal ou social de l'exploitant est indifférent : le transport public routier de marchandises au moyen d'un véhicule à moteur suppose l'inscription et la licence.

24. Un coursier livrant à vélo doit-il être inscrit au registre des transporteurs ?

  1. Oui, dès lors qu'il utilise un vélo à assistance électrique
  2. Oui, toute activité de livraison rémunérée y étant soumise
  3. Non, l'inscription visant les véhicules motorisés de transport de marchandises
  4. Non, sauf lorsqu'il transporte des marchandises de plus de cinquante kilogrammes

Le champ de l'inscription est déterminé par l'usage de véhicules motorisés de transport de marchandises ; la cyclologistique reste hors de ce champ, sans échapper au droit du travail.

25. Quel cadre protège les travailleurs indépendants des plateformes de livraison ?

  1. Aucun cadre particulier : ces travailleurs relèvent du seul droit commercial et du contrat qui les lie
  2. La convention collective nationale des transports routiers, applicable de plein droit à ces travailleurs
  3. Le statut des voyageurs représentants placiers, étendu aux livreurs
  4. Les dispositions du code du travail relatives aux travailleurs des plateformes et la représentation instituée en 2021

Les art. L7341-1 et suivants du code du travail organisent des droits propres aux travailleurs des plateformes ; une autorité dédiée encadre depuis 2021 leur représentation et la négociation collective.

26. À quelle condition la relation entre une plateforme et un livreur peut-elle être requalifiée ?

  1. Lorsque le livreur utilise un véhicule fourni par la plateforme
  2. Lorsque le livreur réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires avec une seule plateforme
  3. Lorsque les faits révèlent un lien de subordination juridique permanent
  4. Lorsque la plateforme fixe librement le prix des courses qu'elle propose aux livreurs inscrits

La requalification en contrat de travail repose sur le faisceau d'indices du lien de subordination : directives, contrôle et pouvoir de sanction, appréciés au cas par cas par le juge.

27. Un opérateur de messagerie confie des tournées à des transporteurs légers. Que doit-il vérifier ?

  1. Leur ancienneté minimale de trois ans dans le secteur du transport
  2. Leur adhésion à la même organisation professionnelle que lui
  3. Leur inscription au registre, leur licence et leur assurance
  4. Leur domiciliation dans le même département que la plateforme desservie

Le donneur d'ordre engage sa responsabilité s'il recourt à une entreprise non inscrite : la vérification documentée des titres est la seule protection utile en cas de contrôle.

28. Quel contrat type régit la sous-traitance de transport à défaut de convention écrite ?

  1. Le contrat type applicable aux envois de moins de trois tonnes
  2. Le contrat type général applicable aux envois de trois tonnes et plus
  3. Le contrat type de sous-traitance annexé au code des transports
  4. Le contrat type commission de transport

Le contrat type de sous-traitance régit les relations entre l'opérateur de transport et son sous-traitant : durée, rémunération, préavis de résiliation et conditions d'exécution.

29. Quel contrat type s'applique en distribution urbaine à défaut de convention écrite ?

  1. Le contrat type de location de véhicule industriel avec conducteur
  2. Le contrat type général applicable aux envois de trois tonnes et plus
  3. Le contrat type applicable aux envois de moins de trois tonnes
  4. Le contrat type commission de transport

La distribution urbaine porte sur des envois de faible poids : le contrat type propre aux envois de moins de trois tonnes s'applique de plein droit à défaut d'écrit.

30. Un colis de 12 kilogrammes est perdu en messagerie. Quel plafond d'indemnisation ?

  1. 750 euros
  2. 276 euros
  3. 168 euros
  4. 23 euros

Le contrat type applicable aux envois de moins de trois tonnes plafonne à 23 euros par kilogramme : 12 × 23 = 276 euros, montant inférieur au plafond de 750 euros par colis.

31. Un colis de 40 kilogrammes est perdu en messagerie. Quel plafond d'indemnisation ?

  1. 750 euros
  2. 920 euros
  3. 560 euros
  4. 23 euros

Le calcul au kilogramme donnerait 40 × 23 = 920 euros, mais le plafond de 750 euros par colis s'applique : c'est toujours le plus faible des deux montants qui limite l'indemnisation.

32. À qui incombent les opérations de chargement pour un envoi de moins de trois tonnes ?

  1. Au destinataire, qui supporte le risque à compter de la prise en charge
  2. À l'expéditeur, qui les assure sous sa responsabilité
  3. Au transporteur, qui les assure sous sa responsabilité
  4. À un prestataire tiers désigné d'un commun accord par les parties

Le contrat type applicable aux envois de moins de trois tonnes met la manutention à la charge du transporteur, à la différence du contrat type général où elle incombe à l'expéditeur et au destinataire.

33. Que prévoit le contrat type en cas d'attente excessive au chargement ?

  1. Une indemnité d'immobilisation due au transporteur au-delà du temps convenu
  2. La résiliation de plein droit du contrat de transport aux torts du chargeur
  3. Le report du délai de paiement de trente à quarante-cinq jours
  4. L'exonération du transporteur pour les avaries survenues pendant l'attente

Les contrats types fixent des durées de mise à disposition et prévoient une indemnité lorsque l'attente les dépasse du fait de l'expéditeur ou du destinataire.

34. Que conditionne la classification environnementale d'un véhicule utilitaire ?

  1. Le montant de la capacité financière exigée à l'inscription au registre
  2. Son accès aux zones à faibles émissions mobilité instituées par les collectivités
  3. La périodicité de son contrôle technique périodique
  4. Le plafond d'indemnisation applicable aux marchandises transportées

L'art. L2213-4-1 du code général des collectivités territoriales permet aux collectivités de restreindre l'accès selon la classe environnementale : la vignette conditionne l'entrée en zone réglementée.

35. Une entreprise voit sa flotte exclue d'une zone à faibles émissions. Quelles options a-t-elle ?

  1. Circuler malgré l'interdiction en signalant la nature professionnelle des livraisons
  2. Contester la mesure devant la commission territoriale des sanctions administratives
  3. Renouveler ses véhicules, solliciter les dérogations locales ou sous-traiter la desserte
  4. Demander au préfet une autorisation de transport exceptionnel couvrant la zone

Les zones à faibles émissions sont des mesures de police locale : elles se traitent par le renouvellement du parc, les dérogations prévues par l'arrêté local ou la sous-traitance à un opérateur conforme.

Commencer gratuitement